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Les ventes de médicaments remboursables ne faiblissent pas en France, au contraire. Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), le chiffre d'affaires du médicament remboursable* a atteint 17,9 milliards d'euros en 2005 - prix producteur hors taxes -, en hausse de 6,7% par rapport à l'année précédente. Cette évolution marque une accélération par rapport à la hausse enregistrée en 2004 (+6%), mais s'inscrit tout de même en deçà du pic de 2001 (+7,1%).
La Drees souligne qu' «en 2005, le marché des médicaments remboursables reste dominé par un nombre restreint de produits et de classes thérapeutiques» . Sur les 341 classes thérapeutiques comprenant des médicaments remboursables, 25 concentrent ainsi la moitié du chiffre d'affaires global - dont 23 figuraient déjà au palmarès de 2004.
Une moindre polarisation du marché pharmaceutique qui se confirme
Dix classes thérapeutiques ont, à elles seules, concentré 57% du chiffre d'affaires total l'an dernier (cf. encadré ci-dessous). Ce taux est «élevé mais en recul régulier (70% en 2004, 77% en 2003, 81% en 2002 et 82% en 2001» , souligne l'étude. Ainsi «la moindre polarisation du marché pharmaceutique» français, amorcée en 2004, s'est-elle poursuivie l'an passé. «Cette tendance s'explique notamment par l'arrivée de spécialités génériques, qui réduisent le chiffre d'affaires de certaines classes, et par l'infléchissement du rythme de croissance de produits apparus quelques années plus tard» , précise la Drees.
Celle-ci met en exergue le fait que «l'âge des produits a une incidence importante sur la dynamique des ventes» . Si les produits mis sur le marché depuis moins de dix ans ont globalement apporté une contribution de 8,8 points à la croissance totale, ceux en vente depuis moins d'un an (2,5% des ventes en 2005) «expliquent à eux seuls 40% de la croissance globale du marché» .
Une part toujours modérée des génériques
Objectif affiché par le ministère de la Santé, la progression des «copies» de médicaments se poursuit et a contribué à 1,7 point de la croissance totale du marché l'an dernier. Plus d'une présentation remboursable sur trois était, en 2005, une présentation générique. Mais, insiste la Drees, «leur part dans le total des ventes reste toutefois encore limitée» , avec environ 8% des ventes et 15% du nombre total de boîtes vendues - l'écart s'expliquant par les différences de prix entre princeps et génériques. De même, la pénétration des génériques est «très inégale» , avec une présence dans seulement 78 des 341 classes thérapeutiques.
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Les dix premières classes thérapeutiques
Les dix premières classes thérapeutiques vendues en France en 2005 sont les suivantes : - érythopoiétine (traitement des anémies) - antirhumatismaux spécifiques (traitement de la polyarthrite rhumatoïde) - facteurs de croissance - antiagrégants plaquettaires antagonistes des récepteurs ADP (prévention des complications de l'infarctus) - inhibiteurs aromatase cytostatiques (traitement du cancer du sein) - antagonistes de l'angiotensine II, association (traitement de l'hypertension artérielle) - antagonistes de l'angiotensine II, seuls (traitement de l'hypertension artérielle) - inhibiteurs nucléosidiques nucléotidiques de la transcriptase inverse (traitement de l'infection à VIH) - analgésiques non narcotiques antipyrétiques (traitement de la douleur - antipsychotiques atypiques (traitement de la psychose). |
* données du Groupement pour l'élaboration et la réalisation de statistiques (Gers).
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