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Ce document (*) compile quelques données clefs : efforts de recherche académique, développement de nouvelles molécules, délai d'obtention des autorisations de mise sur le marché, disponibilité des molécules innovantes dans les hôpitaux, durée de survie des différentes tumeurs sous traitement, prise en charge et accompagnement des malades.
Le rapport suédois couvre 19 pays européens représentant 447 millions de personnes. Il passe en revue les pratiques nationales pour les cancers les plus répandus : sein, côlon, poumon, lymphomes.
Entre 1963 et 1997, l'incidence de la maladie (nombre de nouveaux cas dans une population donnée) a augmenté d'environ 50 %. Selon les experts suédois, le vieillissement de la population n'explique pas à lui seul cette hausse. « Des facteurs liés aux modes de vie des Européens comme le tabagisme des femmes, l'exposition au soleil et la baisse de fécondité contribuent à l'augmentation de l'incidence des cancers », indique le document.
(*) « A pan-european comparaison regarding patient access to cancer drugs ».
Le poids des fondations
En termes de dépenses de recherche, les champions sont de très loin les Américains qui injectent 17,63 euros par an et par habitant dans la R&D en cancérologie. Il devancent largement le Royaume-Uni, la Suède, la Norvège, l'Allemagne et la France. Ces données datent de 2003. La mise en place du plan gouvernemental (mars 2003) s'est traduite par un coup d'accélérateur des dépenses de R&D dans l'Hexagone. Actuellement les dépenses sont d'environ 4,5 euros par habitant.
Ces dépenses agrégent les fonds publics investis dans la recherche académique et les montants engagés par les fondations de recherche ou les organisations à but non lucratif. Selon ce mode de calcul, l'Europe injecte annuellement un total de 1,43 milliard d'euros dans la recherche fondamentale en oncologie. Trois pays investissent plus de 100 millions d'euros par an, le Royaume Uni, l'Allemagne et la France.
De leur coté les industriels européens de la pharmacie (GSK, Sanofi-Aventis, Novartis, Roche) consacrent tous les ans entre 2,1 et 2,5 milliards d'euros dans la R&D en oncologie. L'enquête confirme le poids des fondations privées, puissantes dans les pays scandinaves et au Royaume-Uni. Près de 65 organisations charitables participant au financement de la recherche sur le cancer en Europe. En 2003, elles ont injecté 667 millions d'euros dans la recherche fondamentale en oncologie contre 662 millions d'euros pour les fonds publics. Dans 11 pays, les fonds privés sont supérieurs aux budgets publics (dont le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède, la Norvège et le Danemark). C'est l'inverse notamment en France, en Allemagne, en Belgique en Espagne et en Autriche.
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