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Créé à la mi-1998 à Evry (Essonne), le pôle de recherche Genopole est « une espèce de mini-cluster, de mini-MediTech », s'enthousiasme son directeur général et créateur Pierre Tambourin. « En cinq ans, il a permis la création nette de 60 entreprises, dont huit ou neuf sont maintenant très importantes. (...) Il accueille entre le tiers et le quart des biotech établies en France et 3.000 chercheurs y travaillent », ajoute Thierry Mandon, vice-président du Conseil général de l'Essonne et président du groupement d'intérêt public Genopole.
Outre l'usine de bioproduction en cours de montage, il devrait accueillir à l'horizon de 2009-2010 l'Institut de biologie, qui proposera 7.000mètres carrés dévolus à la recherche et à l'enseignement et le Centre hospitalier universitaire de Corbeil disposant de 1.200 lits. Aussi, les promoteurs du Genopole tablent maintenant sur « de 110 à 120 entreprises à l'horizon de 2010 »
Environnement plus favorable
Thierry Mandon regrette toutefois que trois entreprises qui y sont nées grâce aux fonds d'amorçage et s'y sont développées soient parties aux Etats-Unis faute de trouver les moyens de se développer en France. Le pôle MediTech Santé devrait permettre de créer un environnement plus favorable. « On sous-estime ce qu'implique en matière de stratégie, d'outils et de culture le repositionnement de la France dans l'innovation », juge-t-il en évoquant le bureau permanent du Genopole à Boston, cofinancé par sept entreprises, qui lui a permis de se constituer un réseau exceptionnel au MIT (Massachusetts Institute of Technology).
Acteur clef dans la création de MediTech Santé, il en a non seulement été l'un des laboratoires, mais il lui a aussi fourni une partie de la logistique qui lui manquait à ses débuts. Le Genopole gardera sa spécificité d'outil d'implantation des biotech en Essonne, mais verra ses perspectives considérablement élargies par le pôle.
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