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Current entry 97.  Biopuces : la percée des prestataires de services
Savoir-faire et coût compétitif pour analyser des puces à ADN, c'est le business-model de Part- nerchip, qui a passé un accord avec Affymetrix...07/12/05


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Résumé

Pascal Soularue en est convaincu, il y a de la place pour la sous-traitance dans le domaine des biopuces, qui sont utilisées notamment pour identifier les gènes impliqués dans une pathologie, une application en croissance de 30 % par an. C'est ce qui l'a incité à créer cette année la société Part- nerchip. Cet essaimage du CEA (Commissariat à l'énergie atomique), installé sur le Genopôle d'Evry, est le premier acteur français à bénéficier du label officiel de « service provider » pour le compte de l'américain Affymetrix, leader du domaine. Par ce contrat, la jeune pousse s'engage à faire du service pour Affymetrix en utilisant les biopuces, les réactifs et les protocoles de la société californienne, en garantissant la qualité de ses analyses. En contrepartie, elle bénéficiera des techniques les plus récentes, de formations adaptées et de clients à qui elle sera recommandée.

Sur les 150.000 puces vendues en Europe en 2004, 24.000 seraient sous-traitables, selon une étude de la société Alcimed. Les groupes pharmaceutiques, de biotech et les laboratoires académiques et hospitaliers sont « enclins à sous-traiter leur production, ou une partie de celle-ci », note Pascal Soularue. Une plate-forme Affymetrix coûte 209.000 euros, auxquels s'ajoutent l'acquisition des compétences et l'embauche de personnel. Pour rentabiliser une telle plate-forme, il faut traiter un minimum de 600 à 800 puces par an, or beaucoup d'entreprises ne traitent pas plus de 300 puces. Partnerchip se propose de facturer 800 à 1.000 euros la puce lue.

Pascal Soularue estime apporter une valeur ajoutée au cours des trois étapes de l'analyse des puces : en amont, avec une aide au design expérimental - « pour choisir les bons malades, les bons témoins, leur nombre... et obtenir une réponse statistique fiable » ; ensuite, lors des manipulations des échantillons, et enfin, dans la phase d'analyse. C'est lors de cette étape que se trouve, selon lui, la plus forte valeur ajoutée : « Une cohorte de 600 patients représente, une fois la luminescence de dizaines de milliers de gènes traduite par nos logiciels, près de 2.400 ramettes de papier... »

 

Spécialisation

Avec déjà 200.000 euros de contrats en quelques mois, la société peut raisonnablement espérer tenir son objectif d'un million d'euros de chiffre d'affaires en 2006. Dix-sept autres structures en Europe ont déjà opté pour ce type de partenariat avec Affymetrix, dont la société Ipsogen, à Marseille, et l'IGBMC, Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire, à Strasbourg.

« Ces accords disséminent notre technologie, notamment vers les petits laboratoires, pour lesquels l'investissement d'une plate-forme est trop lourd, tout en garantissant la qualité », explique Emmanuel Demillecamps, chez Affymetrix. Pascal Soularue compte ensuite aller au-delà et se spécialiser dans des tests par familles de patho- logies (cancer, Alzheimer, obésité...). D'après Emmanuel Demillecamps, « ce marché à très fort potentiel devrait démarrer en 2007 » . Les prestataires comptent aussi en profiter.

 

DIDIER GOUT

Tous droits réservés (2005) LES ECHOS

Source
Les Echos
Date publication
07/12/05
 Thèmes
  Biotechnologie

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