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Ce renfort médical permet ainsi de pallier la pénurie de médecins dans certains pays comme la Grande-Bretagne et l'Allemagne. Et c'est « grâce à l'essor des compagnies aériennes à bas prix » que ces « médecins voyageurs », qui viennent aussi bien d'Europe occidentale que d'Europe de l'Est, ont pu faire le déplacement. Paradoxalement, à l'heure où l'Europe semble être en panne, « le marché unique montre son efficacité », en permettant « aux travailleurs de se rendre là où on a le plus besoin d'eux », note l'hebdomadaire américain.
Mais cette situation ne va pas sans poser problème. D'abord, l'opinion publique des pays d'accueil voit d'un mauvais oeil « l'afflux de travailleurs étrangers bon marché issus des nouveaux pays de l'Union ». Les praticiens de ces mêmes pays ne sont d'ailleurs pas en reste, se montrant eux aussi parfois rétifs à cette immigration. Et puis pour les pays de l'Est comme la Pologne, il est douloureux de voir s'envoler autant de ses médecins, d'autant plus qu'ils ne reviennent souvent pas. Aujourd'hui, « plus de 10 % des anésthésistes polonais sont déjà partis ».
A qui la faute ? se demande « Business Week ». Avant tout, répond le magazine, aux systèmes éducatifs des pays souffrant d'une pénurie de médecins. Pour des raisons différentes, trop peu de médecins sortent chaque année des facultés anglaises et allemandes. Par ailleurs, l'attractivité du système de santé britannique, qui a le mérite « d'offrir aux médecins une grande autonomie » ainsi que la possibilité « d'exercer son métier dans une autre langue », y est certainement pour quelque chose.
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