PHARMAnetwork emploi - l'emploi de l'industrie pharmaceutique, bio pharmacie et de santé
 Première Visite  ·  Courrier  ·  Info Site 
Emploi Actualités
PHARMAnetwork info  -  Accueil France > Actualités > A la Une
ACCUEIL
ACTUALITES
L'info en direct
Panorama presse
Entreprises
Bourse
Rechercher une info
Folder  Infos
Current entry  Genzyme refuse d'ouvrir la moindre négociation avec Sanofi-Aventis
Genzyme a rejeté hier à l'unanimité l'offre de 18,5 milliards de dollars présentée par Sanofi-Aventis. La société américaine juge le prix avancé « irréaliste » et refuse d'ouvrir des discussions. L'entreprise vaut beaucoup plus, assurent ses dirigeants. Ce blocage pourrait inciter Sanofi à lancer une OPA hostile, mais le groupe affirme qu'il n'y a pas urgence...31/08/10


Skip to reply button for entry 6179.
.

Non, c'est non. Chris Viehbacher, le patron de Sanofi-Aventis, a beau faire monter la pression, les dirigeants de Genzyme restent inflexibles. Pas question pour la société américaine de biotechnologies de se laisser acheter au prix proposé par le groupe français. Pas question, même, d'entamer la moindre négociation qui permettrait d'aboutir à un prix un peu plus élevé. 

A peine l'intérêt de Sanofi-Aventis officialisé dimanche soir après des semaines de rumeurs, le conseil d'administration de Genzyme s'est réuni pour examiner l'offre française. Son verdict : 100 % négatif. A l'unanimité, les administrateurs ont rejeté la proposition. Le laboratoire « n'est pas préparé à engager des négociations de fusion avec Sanofi sur la base » des 18,5 milliards de dollars (14,5 milliards d'euros) sur la table, écrit le PDG de Genzyme, Henri Termeer, dans un courrier au groupe français dévoilé hier. A ses yeux, cette offre « opportuniste » présente « un prix de départ irréaliste qui sous-évalue énormément notre entreprise » . Sanofi-Aventis était prêt à envisager un meilleur prix, mais seulement dans le cadre de véritables négociations, a précisé Henri Termeer. Une porte que Genzyme n'a pas voulu entrouvrir.  

Pour Chris Viehbacher, la voie du rapprochement amical avec Genzyme qu'il privilégiait jusqu'à présent semble donc barrée. Les courriers rendus publics ces dernières heures montrent que Sanofi-Aventis a d'abord joué patte de velours. Ces derniers mois, le groupe tricolore a effectué « plusieurs tentatives visant à engager des discussions avec l'équipe dirigeante de Genzyme » . Sans succès. Le 29 juillet, il a alors envoyé une lettre présentant une offre formelle à 69 dollars par action. Nouveau refus.

 

Au pied du mur 

« A la suite de nos demandes répétées, vous avez seulement consenti à une réunion d'une portée limitée entre nos conseils financiers respectifs » , écrit Chris Viehbacher. Cette brève rencontre, la semaine dernière, n'a pas débloqué la situation. Et dimanche soir, faute de relèvement du prix, même les administrateurs représentant les actionnaires les plus critiques, comme Carl Icahn, ont voté contre l'offre française. A présent, Sanofi-Aventis se retrouve au pied du mur. En toute logique, le groupe, qui a rendu ses discussions publiques afin de s'adresser directement aux actionnaires de Genzyme, devrait lancer une OPA hostile en bonne et due forme.  

L'argumentaire de Chris Viehbacher est déjà prêt. Le prix ? Selon lui, « ce n'est pas réaliste de le qualifier d'irréaliste » . A 69 dollars par titre, l'offre présente une prime de 38 % par rapport au cours avant les premières rumeurs. Elle équivaut à 36 fois les profits de Genzyme attendus cette année, et 20 fois ceux de 2011, compte tenu du redressement anticipé de l'entreprise. Des multiples relativement élevés, même si certaines sociétés de biotechnologies se sont vendues dans le passé à des prix représentant plus de 90 fois leurs profits.  

Le patron de Sanofi entend d'autant moins surpayer sa cible que celle-ci n'est pas au mieux de sa forme. Genzyme est confronté à de gros problèmes de production dont la résolution risque de demander encore trois à quatre ans. « Ils ne sont pas sortis de l'auberge » , a résumé hier Chris Viehbacher. Et structurellement, Genzyme « souffre d'une base de coûts élevée, avec de nombreuses filiales dans le monde, sans avoir la masse critique ».  

Autant de points sur lesquels Sanofi-Aventis estime pouvoir venir utilement en aide à Genzyme, tout en laissant à la société une « semi-autonomie ». L'OPA hostile, pourtant, ne paraît pas imminente. « Nous ne sommes pas dans l'urgence » , a réaffirmé hier Chris Viehbacher, qui ne semble guère croire à l'arrivée d'un chevalier blanc. « Le nombre de groupes capables de mettre 18,5 milliards de dollars sur la table est plutôt limité » , dit-il. Une façon de laisser malgré tout une dernière chance au dialogue.

 

D. C. ET L. BO.

Tous droits réservés (2010) LES ECHOS

 

François Maisonrouge à la manoeuvre

Pour tenter de mettre la main sur Genzyme, Sanofi-Aventis s'appuie sur deux principaux conseils financiers, tous deux américains, la « boutique » Evercore Partners et la banque JP Morgan. L'homme clef du dossier est néanmoins français. Il s'agit de François Maisonrouge, l'un des associés d'Evercore, spécialiste du secteur de la pharmacie.Fils d'une des figures du patronat français - Jacques Maisonrouge (IBM) -François Maisonrouge a effectué une grande partie de sa carrière au Credit Suisse. C'est désormais l'un des principaux conseillers de Chris Viehbacher, le patron de Sanofi-Aventis.Chez Evercore, il a notamment travaillé pour Sanofi sur le rapprochement avec Merck dans la santé animale. Récemment, il a aussi conseillé Wyeth lors de sa cession à Pfizer.

 

Tous droits réservés (2010) LES ECHOS

Source
Les Echos
Date de publication
31/08/10
 Thèmes
  Industrie

View top of page 
 
Accueil  ·  Plan site  ·  Charte  ·  Première Visite  ·  Courrier  ·  Info Site
Droit de reproduction et de diffusion réservés - PHARMAnetwork ® 2005
Conditions d'utilisation du site PHARMAnetwork