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Certes, la performance risque de ne pas se renouveler de sitôt, car elle est largement due aux accords de licence signés avec Par-Strativa aux Etats-Unis et Therabel en Europe, qui ont apporté à BioAlliance 22,5 millions d'euros sur le semestre. Mais elle a permis à la société de réaliser les premiers bénéfices de son histoire, avec un profit net de 10,6 millions d'euros, contre une perte de 8,8 millions un an plus tôt. Ces résultats ont été salués par la Bourse, où l'action BioAlliance a terminé en hausse de 3,18 %, à 6,16 euros.
« Produit efficace »
Le marché a dû être également sensible aux avancées sur le comprimé Acyclovir Lauriad, contre l'herpès labial. L'entreprise va pouvoir demander une autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis sans avoir à réaliser d'études supplémentaires. « Notre produit est efficace en un seul comprimé mucoadhésif appliqué dès les premiers signes de l'infection, alors que les crèmes actuelles nécessitent quatre à cinq applications par jour. Il permet aussi de prévenir les vésicules », explique Dominique Costantini, directeur général de BioAlliance Pharma. Quelque 80 millions de personnes souffrent d'herpès dans les principaux pays développés, et le marché est évalué à 1 milliard de dollars. Il reste maintenant à BioAlliance à trouver un partenaire pour promouvoir ce produit, essentiellement auprès des médecins généralistes.
Mardi, la société avait annoncé le lancement aux Etats-Unis d'Oravig, contre les candidoses oropharyngées, ces pathologies liées à l'agressivité des anticancéreux. Les ventes, confiées à Strativa, pourraient aller jusqu'à 100 millions de dollars, sur lesquelles BioAlliance touche environ 20 % de royalties. En Europe, ce médicament (baptisé Loramyc) sera vendu par le belge Therabel, tout comme le Setofilm, dont le potentiel est évalué à 400 millions d'euros sur le Vieux Continent.
LAURENCE BOLLACK
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