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Selon un récent rapport publié par le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC), les taux d'obésité atteignent au moins 30 % dans neuf Etats. De 2007 à 2009, 2,4 millions de personnes ont vu leur indice de masse corporelle dépasser le seuil de 30, portant le total d'Américains obèses à 72,5 millions, soit 26,7 % de la population. « Au cours des dernières décennies, le taux d'obésité a doublé chez les adultes, triplé chez les enfants », note le directeur du CDC, Thomas Frieden. Les coupables ont pourtant été identifiés depuis longtemps : alimentation trop riche, manque d'exercice. « C'est un signal d'alerte », s'alarme Heidi Blanck, directeur de la branche prévention et contrôle de l'obésité du CDC, « il a fallu dix ans pour que la lutte antitabac fasse effet, mais on en est encore au 1er stade concernant l'obésité ». Cependant, le gouvernement s'évertue à inverser la tendance. Un groupe de travail de la Maison-Blanche a publié en mai le rapport « Résoudre le problème de l'obésité infantile d'ici à une génération » : 120 pages de recommandations allant de la qualité de la nutrition prénatale à celle des repas scolaires, jusqu'aux activités après l'école.
Le 2 août, Michelle Obama a exhorté le Congrès à voter en faveur d'un projet de loi qui interdirait les distributeurs de sodas dans les écoles. Elle n'a d'ailleurs pas hésité dans le passé à décrire les visites de ses filles, Malia et Sasha, chez le pédiatre. Selon le CDC, les femmes noires non hispaniques sont les plus touchées, avec un taux de 41,9 %, ce qui ne fait qu'assombrir le constat du « Lancet » de jeudi dernier, selon lequel l'obésité chez la femme enceinte entraînerait des complications pour son bébé. L'obésité favorise les maladies cardiaques, les AVC, le diabète et le cancer. De fait, un obèse « pèse » 1.500 dollars de plus par an en dépenses de santé qu'un individu dont l'IMC est « normal ». L'obésité coûterait chaque année 150 milliards de dollars aux Etats-Unis. De quoi inciter le gouvernement à trouver une solution rapidement.
PAULINE MORAULT
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