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Sanofi-Aventis n'est pas le seul à rechercher des acquisitions. Leader mondial du secteur, son concurrent américain Pfizer fait part également d'un bel appétit. Moins d'un an après avoir repris le laboratoire Wyeth pour 68 milliards de dollars, Pfizer est de nouveau prêt à dépenser « plusieurs milliards » de dollars pour se renforcer dans les pays émergents, les médicaments génériques, les traitements contre la douleur, le cancer, la maladie d'Alzheimer, les anti-inflammatoires et les neurosciences.
C'est ce qu'a indiqué hier le directeur financier, Franck d'Amelio, en commentant les résultats du deuxième trimestre. Le groupe, il est vrai, est en avance sur son plan de marche. Au deuxième trimestre, le bénéfice net par action hors éléments exceptionnels a atteint 62 cents, alors que les analystes s'attendaient en moyenne à 52 cents. De bons résultats qui ont amené Pfizer à réviser dans le haut de la fourchette sa précédente prévision d'un bénéfice par action hors exceptionnels compris entre 2,10 et 2,20 dollars pour 2010. Une annonce saluée par un gain de plus de 4 % du titre, hier matin à la Bourse de New York.
Sur les six premiers mois de l'année, Pfizer a a réalisé un chiffre d'affaires de 34,1 milliards de dollars, en hausse de 56 %, grâce à l'intégration de Wyeth. Le résultat net a en revanche baissé de 10 %, à 4,5 milliards de dollars, du fait notamment des charges de restructuration liées à cet achat. Mais sur le seul deuxième trimestre, il est reparti à la hausse, progressant de 9 % sur un an, à 2,5 milliards de dollars.
C. B.
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