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La concurrence d'un générique du Lovenox, concocté par une filiale du suisse Novartis, devrait priver le laboratoire français d'environ 5 % des ventes attendues par les analystes à l'horizon de 2013, lesquels étaient confortablement margés à 60 %. La lame est d'autant plus délicate à gober qu'après une vingtaine d'acquisitions pour environ 17 milliards de dollars, le patron germano-canadien avait fini par convaincre une partie des courtiers que préserver le bénéfice net par action à l'horizon de 2013 par rapport à son étiage de 2008 n'était pas inatteignable.
En moyenne, ceux-ci tablaient même sur une croissance proche de celle du reste de l'industrie pharmaceutique. Et depuis son arrivée il y a un an et demi, le titre n'a pas plus creusé en Bourse la décote que lui vaut l'épée de Damoclès des génériques pesant sur environ un tiers de son chiffre d'affaires. La confirmation par le groupe de son objectif pour 2013 ne lui laisse donc plus qu'une porte étroite, celle d'une opération de croissance externe majeure qui pourrait doubler la mise par rapport au passé. Cela ne sera pas pour déplaire au raider Carl Icahn, actionnaire de deux des cibles potentielles du Français, Biogen et Genzyme.
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