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Il rivalise avec des géants encore plus gros opérant comme lui au carrefour de la maison, de la beauté et de la santé, et sa vache à lait pharmaceutique (moins de 10 % des ventes mais près de 20 % du bénéfice d'exploitation) n'est pas éternelle à cause des génériques. Les investisseurs s'attendaient à une initiative du patron, Bart Becht, bien assis sur sa trésorerie nette de dettes, censée atteindre le même montant que l'endettement net de la fin 2008. Son compatriote SSL faisait partie de la « short list » des cibles établie par la City qui n'exclut pas d'ailleurs une contre-offre d'un concurrent. Car ses deux « powerbrands » - les préservatifs Durex et les chaussures Scholl -ont de quoi rassurer des investisseurs en quête de « fondamentaux » : quoi de plus durable que le sexe et la marche à pied, comme le relevait il y a deux mois le « Financial Times ».
Le secteur de la santé et des soins de la personne représentera un gros tiers des ventes contre un quart actuellement et la taille critique en Chine et au Japon en sera renforcée. Le fabricant de Fabulon se dirigerait-il alors vers un coup fabuleux ? Seul le futur des synergies de revenus réalisées le dira. En attendant, son offre jugée amicale et payable entièrement en cash devrait être tout de suite positive pour le bénéfice par action, avant charge de restructuration, tout en délivrant à sa cible une prime d'un tiers par rapport au dernier cours de Bourse et un multiple de capitalisation des bénéfices proche de 30.
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