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Les investisseurs conservent leur confiance dans GlaxoSmithKline (GSK). Malgré l'annonce, hier, par le groupe pharmaceutique britannique d'une charge de 1,57 milliard de livres (1,88 milliard d'euros) passée au deuxième trimestre pour faire face à plusieurs contentieux juridiques, dont celui portant sur son médicament antidiabétique Avandia, le titre a progressé de 1,82 %, hier, à la Bourse de Londres.
Le marché a été rassuré par le montant relativement faible de cette nouvelle charge, qui s'ajoute à une provision pour risque juridique de 2,3 milliards de livres déjà au bilan. Outre la couverture -pour un montant non détaillé -des risques sur l'Avandia, suspecté de favoriser des maladies cardiovasculaires, la provision doit permettre à GSK de se prémunir contre des contentieux portant sur l'antidépresseur Axil, et, à hauteur de 500 millions de livres, concernant une ancienne usine située à Porto Rico.
Ventes en fort recul
L'annonce de cette charge exceptionnelle intervenait au lendemain d'un avis d'experts favorable au groupe pharmaceutique, concernant le maintien de l'Avandia sur le marché des antidiabétiques aux Etats-Unis : par 20 voix, contre 12 qui demandaient le retrait du médicament, le comité consultatif de la Food and Drug Administration (FDA) a recommandé en effet mercredi à cette dernière de ne pas interdire ce produit, mais seulement de renforcer les restrictions à son utilisation. La FDA suit en général les avis des experts.
L'Avandia est aussi sur la sellette en Europe, où des experts de l'Agence européenne des médicaments plancheront la semaine prochaine sur la nécessité de recommander une annulation, une suspension ou une modification de son homologation.
Commercialisé depuis 1999, l'Avandia fut longtemps un des médicaments vedettes de GSK. Mais, en 2007, un cardiologue a mis en avant un risque accru de crises cardiaques pour les diabétiques sous traitement. Depuis, les actions en justice se sont multipliées, la FDA a restreint l'usage de l'Avandia aux Etats-Unis (en Europe, il était déjà contre-indiqué pour des patients présentant un risque cardio-vasculaire), et les ventes ont reculé partout dans le monde. Ce médicament ne représentait plus que 771 millions de livres de chiffre d'affaires l'an dernier, soit moins de 3 % des ventes consolidées de GFK, contre 1,6 milliard de livres en 2006.
L'Avandia est désormais d'autant moins porteur que ses droits tomberont dans le domaine public en 2012 aux Etats-Unis et en 2013 en Europe.
C. B.
Tous droits réservés (2010) LES ECHOS
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