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Grimaud, spécialisé dans la génétique animale et la biopharmacie, vient de procéder à une augmentation de capital à laquelle le Fonds stratégique d'investissement (FSI) souscrit à hauteur de 40 millions d'euros. La famille fondatrice reste « largement majoritaire » , indique sans plus de précisions le PDG Frédéric Grimaud. Le groupe, basé à Roussay (Maine-et-Loire), va immédiatement réinjecter 15,7 millions d'euros dans sa filiale nantaise Vivalis, société cotée qui procède parallèlement, à partir d'aujourd'hui, à une augmentation de capital de 30 millions d'euros. Grimaud maintient là ses positions en conservant 53 % des parts de Vivalis, spécialisée dans les solutions cellulaires pour la production de vaccins et les protéines thérapeutiques.
Pour Frédéric Grimaud, l'investissement du FSI n'a rien de défensif. « Le groupe est dans une situation saine, sans dettes, avec 85 millions d'euros de fonds propres et un réel projet de développement » , poursuit le dirigeant. Grimaud, qui emploie 1.500 salariés, est passé de 67 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2005, dont 25 % à l'international, à 185 millions d'euros en 2009, dont 75 % hors de France. Hors croissance externe, l'objectif de cette année est fixé à 200 millions d'euros.
Localiser la production
L'acquisition de Hubbard en 2005, numéro trois mondial de la sélection de poulets, a contribué à ce changement de dimension. Le rachat de Newsham Choice Genetics, deux ans plus tard, a permis au groupe d'accéder au deuxième rang de la génétique porcine en Amérique du Nord tout en confortant une approche « multi-espèces ». Grimaud, qui ne se connaît que trois rivaux, un britannique, un allemand et un néerlandais, veut désormais consolider sa base européenne sur le marché porcin et renforcer sa présence en Asie et en Amérique du Sud sur le marché de la volaille, par croissance externe ou organique. Lors de la crise aviaire en 2006, le groupe, bloqué à l'export par des embargos, avait rencontré de sérieuses difficultés. « Désormais notre modèle consiste à localiser la production, à s'adresser aux marchés de proximité et à sécuriser nos approvisionnements en généralisant le « multi-sourcing » , poursuit Franck Grimaud.
Quant à Vivalis, qui emploie 93 salariés avec sa filiale lyonnaise Humalys, son augmentation de capital vise spécifiquement le développement de produits propriétaires, ses propres vaccins et anticorps. Il lui fallait donc les moyens de financer des travaux précliniques puis les essais de phase 1 et 2 avant de confier les licences de ces produits. « Notre métier actuel, c'est la production de lots cliniques pour le compte de tiers et, pour cela nous disposons des ressources nécessaires » , note Franck Grimaud, président de Vivalis, faisant valoir 15 millions d'euros de fonds propres à l'issu de l'exercice 2009 et un portefeuille de 30 partenariats et licences qui doivent permettre une rentabilité récurrente à l'horizon 2015.
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