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Pas n'importe quelle Minnie trottant tranquillement entre les rails du métro parisien. Mais une version génétiquement modifiée pour développer une maladie qui fait des ravages chez les humains : la dépression. En fait, le cerveau de ces malheureux rongeurs ne produit pas assez d'un neurotransmetteur connu depuis longtemps : le Gaba. Un déficit de cette protéine provoque une autre maladie psychiatrique, l'anxiété. Les travaux de l'équipe américaine montrent que les deux troubles sont liés au même neurotransmetteur. « Nos recherches confirment que les récepteurs Gaba jouent un rôle important dans la circuiterie cérébrale, qui ne fonctionne pas dans le cas de la dépression », a déclaré professeur Luscher à la revue « Biological Psychiatry », qui publie ses travaux.
Selon les auteurs, cette découverte va permettre de tester in vivo les antidépresseurs agissant sur les récepteurs Gaba. Ces produits largement prescrits sont d'une efficacité très variable, ne soulageant parfois que 30 % des malades. De surcroît, il n'est pas possible de prévoir à l'avance l'intérêt d'un traitement, si bien que les psychiatres essaient les molécules les unes après les autres. Grâce aux travaux de Luscher, les souris de Pennsylvanie pourraient donc devenir un bon modèle animal pour tester les antidépresseurs. Une nouvelle qui va sûrement leur redonner le moral.
A. P.
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