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Cet accord va permettre à Biocortech d'accéder à un ensemble de molécules issues de cinq laboratoires (qui ont souhaité garder l'anonymat) pour valider un test de détection de la neurotoxicité potentielle des médicaments. Biocortech a en effet mis au point un test qui lui permet de détecter, par simple prélèvement sanguin, de quelle manière le récepteur 5HT2c de la sérotonine s'exprime chez une personne. La sérotonine joue un rôle essentiel dans le changement d'états émotionnels. Or, certains médicaments, comme l'interféron pour le traitement de l'hépatite C, ont une action défavorable sur ce récepteur de la sérotonine que le test de Biocortech permet de détecter. Le programme mené avec le DSEC vise à confirmer, d'ici à la fin de l'année, la portée générale du test en l'appliquant à des molécules connues pour leurs effets secondaires dépressifs ou, au contraire, pour leur innocuité. « Si notre test tient ses promesses, nous voudrions en faire, dans le domaine psychiatrique, l'équivalent du test hERG dans le domaine cardiaque » , explique Dinah Weissman, PDG de Biocortech. Le test hERG, qui permet de détecter les effets secondaires potentiels graves des molécules sur le rythme cardiaque, est désormais obligatoire pour obtenir une autorisation de mise sur le marché. Si Biocortech valide son test 5HT2c, il peut espérer bénéficier lui aussi d'un tel marché.
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