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Il vise la mise au point de nouvelles thérapies pour soigner certaines formes de cancer du sein très agressives qui concernent entre 10 et 15 % des femmes. Cette forme de tumeur non hormono-dépendante touche surtout des femmes jeunes et les traitements existants sont pratiquement inefficaces.
Le premier objectif de cette collaboration consiste à tester une molécule mise au point par l'industriel pour éliminer les cellules souches à l'origine des rechutes et des métastases et inaccessibles à la chirurgie et à la chimiothérapie. Cette approche nommée recherche translationnelle consiste à associer un hôpital, un centre de recherche et un industriel de façon à accélérer les essais cliniques des thérapies innovantes. Selon le président de l'Institut Curie, Claude Huriet, il s'agit d'un accord destiné à « faire progresser la connaissance des signaux biochimiques » qui caractérisent une tumeur et la rendent plus ou moins résistante à l'action des anticancéreux.
Les travaux porteront également sur la mise au point de marqueurs biologiques permettant de sélectionner les patientes porteuses de cette mutation et donc susceptibles de bénéficier de ce traitement. Cette médecine « personnalisée » est un des axes privilégiés par Roche pour assurer sa croissance.
L'industriel bâlois bénéficiera de la plate-forme de recherche existant dans le centre de recherche parisien, qui permet de dresser la carte d'identité biologique d'une cellule. Depuis sa fusion avec le centre René Huguenin, l'Institut Curie dispose de 3 sites hospitaliers dans la région parisienne et traite environ 10.000 patients par an.
A. P.
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