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Imarko, un holding familial détenu par Max Rombi et les membres de sa famille, a écopé d'une sanction pécuniaire de 300.000 euros.
La puce à l'oreille
Les faits reprochés remontent à 2006. Max Rombi était alors président du conseil de surveillance d'Arkopharma, un fabricant et distributeur de produits pharmaceutiques composés d'ingrédients naturels inscrit en Bourse sur Eurolist B. Actionnaire majoritaire aux côtés de sa famille, il « a essayé de vendre Arkopharma » , relate la décision de la commission des sanctions. Mais « faute de repreneur sérieux » , le dirigeant a envisagé de mettre en oeuvre une OPA simplifiée (Opas) sur son entreprise, afin de procéder à un retrait de la cote.
C'est là que les enquêteurs du gendarme de la Bourse ont décelé des manquements. Lors du dépouillement du marché du titre Arkopharma, ceux-ci ont décelé « certaines opérations inhabituelles (interventions exclusivement à l'achat, intermédiaires intervenant rarement sur la valeur) » qui leur ont mis la puce à l'oreille.
Leurs recherches ont abouti aux conclusions suivantes : Max Rombi aurait tiré profit de sa double qualité de PDG d'Imarko et de président du conseil de surveillance d'Arkopharma pour procéder à des achats de titres avantageux. Il aurait omis de déclarer certaines des opérations effectuées sur le titre de son entreprise. Il aurait diffusé des informations « inexactes, imprécises et trompeuses » concernant le nombre d'actions Arkopharma détenues par lui-même, les membres de sa famille, la présidente du directoire de la société et Imarko. Il aurait, enfin, menti sur le fait que lui et sa famille n'avaient pas acquis de titres dans les douze mois précédant l'annonce de l'Opas.
Prononcée le 17 décembre 2009, la décision de la commission des sanctions de l'AMF peut faire l'objet d'un recours auprès de la cour d'appel de Paris.
M. RN.
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