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L'équipement a nécessité la construction de nouveaux bâtiments, pour un investissement total de 6,5 millions d'euros, incluant le remplacement de l'appareil initial d'IRM à 1,5 Tesla. Installé sur le site hospitalo-universitaire de la Timone à Marseille, « le Cemerem est une des plates-formes mondiales les plus actives en recherche translationnelle de l'animal à l'homme dans le domaine des pathologies cérébrales, cardiaques et musculaires », explique son directeur, le professeur Patrick Cozzone. Il emploie 55 chercheurs, ingénieurs, cliniciens et doctorants travaillant dans plusieurs disciplines (physique, physiologie, biochimie, biophysique, électronique, informatique...) et plusieurs spécialités médicales : neurologie, rhumatologie, cardiologie, radiologie, médecine nucléaire... Grâce à cette organisation, le Cemerem s'est fait une spécialité de l'évaluation et du transfert des résultats de recherches vers l'hôpital. A l'image du « stroke center », installé depuis peu à côté des urgences, après que les chercheurs ont corrélé quantité de données pour améliorer la précision et la rapidité de diagnostic des accidents vasculaires cérébraux. « Nous avons réussi de nombreux transferts, explique Patrick Cozzone : l'évaluation des greffons cardiaques, le dépistage de l'hyperthermie maligne, le diagnostic des myopathies métaboliques, l'évaluation des scléroses en plaques ou des tumeurs cérébrales... »
Essais thérapeutiques
Le service participe aussi à de nombreux essais thérapeutiques : 21 en dix ans, auxquels s'ajoutent 23 autres protocoles de recherche clinique sur l'homme concernant les pathologies cérébrales, cardiaques et musculaires.
Grâce à sa précision accrue (jusqu'à 500 microns), le nouvel équipement permettra d'aller plus loin dans les investigations. « Le gain de signal peut être exploité de plusieurs façons : on peut améliorer la résolution pour observer les replis du cortex, les détails de la moelle et des tendons, ce qui ouvre de nouvelles possibilités de diagnostic ; ou alors réduire le temps d'acquisition en imagerie fonctionnelle. Un examen cardiaque, par exemple, est divisé de moitié. On peut également diminuer la quantité d'agents de contraste en angiographie, voire supprimer les injections, notamment en imagerie vasculaire », détaille un ingénieur de recherche. Avec la précision s'ouvre ainsi l'ère du confort médical.
· Le budget total du projet s'est élevé à 6,55 millions d'euros dont 1,83 million pris en charge par l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille et 4,72 millions partagés entre le CNRS, l'ANR, le Conseil général 13, le Conseil régional Paca, l'Arsep, la mairie de Marseille, l'Université de la Méditerranéeet le mécénat industriel.(*) Unité de mesure du champ magnétique, indicateurde la performance.
PAUL MOLGA (À MARSEILLE)
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