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Les syndicats du groupe appellent à une journée de grève aujourd'hui sur 8 sites en France, ceux de Paris, Lyon, Montpellier, Strasbourg, Toulouse, Sisteron, Ambarès et Ploërmel. Les représentants du personnel s'insurgent contre ces suppressions de postes, au sein d'une entreprise qui a engrangé « plus de 7 milliards d'euros de bénéfices au niveau mondial » et « qui n'a pas hésité à racheter et détruire plus de 3 milliards d'euros d'actions pour augmenter les dividendes distribués aux actionnaires ».
Le plan dévoilé aujourd'hui ne constitue pas une vraie surprise : en juin dernier, Sanofi-Aventis avait déjà indiqué qu'un plan social se profilait et officialisé « l'existence d'un sureffectif en visite médicale estimé entre 700 et 800 postes ». Le groupe avait signé un peu plus tôt avec les syndicats un accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) pour inciter ses visiteurs médicaux à changer de métier et à quitter l'entreprise. Mais ces incitations n'ont pas suffi et le numéro un français de la pharmacie a donc décidé de passer à des mesures plus dures pour réduire la voilure.
Constante réduction
Sanofi a constamment réduit l'effectif de ses visiteurs médicaux ces dernières années. Au lendemain de la fusion avec Aventis, fin 2004, les commerciaux français étaient encore près de 3.000. Mais, comme d'autres laboratoires en France (Pfizer, Bristol-Myers Squibb, GlaxoSmithKline, UCB), Sanofi-Aventis souffre de la perte attendue des brevets de ses médicaments : ceux-ci sont alors concurrencés par des génériques à bas prix et leurs fabricants cessent alors de les promouvoir auprès des médecins. De plus, le gouvernement exige que les laboratoires réduisent le nombre des visites auprès des médecins, afin de limiter les prescriptions.
T. L. M.
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