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L'industriel israélien, qui réalise pour le moment 80 % de son activité en Amérique du Nord et en Europe, a annoncé hier la création d'une société commune à 50-50 avec Kowa, un groupe industriel nippon plus que centenaire, non coté en Bourse, dont les activités vont de la pharmacie aux équipements optiques en passant par le matériel électronique ou encore le textile.
Dans le domaine des médicaments, Kowa reste un poids moyen au Japon. Mais, avec son appui, Teva espère bien profiter à plein de l'essor des médicaments génériques, ces copies de molécules tombées dans le domaine public. Leur nouvelle structure commune vise un chiffre d'affaires de 1 milliard de dollars (680 millions d'euros) en 2015.
Teva a posé ses premiers jalons au Japon en 2006 et cherchait depuis à aller de l'avant. Au moment où les autorités japonaises cherchent à réduire les dépenses de santé, la nouvelle entité, qui doit débuter son activité en 2009 en important des produits pharmaceutiques bon marché de Teva, devrait donner au marché des génériques l'impulsion souhaitée. Le ministère nippon de la Santé veut faire passer la part des génériques de 17 % en valeur à 30 % d'ici à l'année fiscale 2012-2013. De quoi faire bondir les ventes de ces produits à 1.000 milliards de yens (6,4 milliards d'euros), contre 400 milliards actuellement.
En règle générale, les génériques sont vendus 30 % moins cher que les médicaments de marque. L'arrivée du groupe israélien peut stimuler la demande tout en donnant le coup d'envoi à une restructuration de l'industrie japonaise. Un mouvement attendu, compte tenu de la petite taille et du morcellement des acteurs, et de l'intérêt des groupes étrangers. Mylan, l'un des grands rivaux internationaux de Teva, est ainsi présent depuis peu sur ce marché, grâce à son acquisition des génériques de l'allemand Merck.
MICHEL DE GRANDI
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