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Il laisse peu de marge de manoeuvre au groupe britannique pour démontrer qu'il peut refuser d'honorer les commandes passées par les grossistes qui, par le biais d'exportations parallèles, profitent des prix particulièrement bas des médicaments en Grèce pour revendre ses produits sur d'autres marchés européens plus juteux. « Une entreprise détenant une position dominante sur le marché des médicaments qui, afin d'empêcher les exportations parallèles, refuse de satisfaire des commandes ayant un caractère normal, exploite de façon abusive sa position dominante », ont estimé les juges de Luxembourg. Ils renvoient à la cour d'appel d'Athènes le soin d'apprécier cette « normalité » en fonction des « relations commerciales entretenues » par les deux parties et de « l'ampleur des commandes par rapport aux besoins du marché » grec. « L'objectif d'intégration des marchés nationaux de la pharmacie a prévalu sur les considérations strictement économiques », estime Olivier d'Ormesson, avocat chez Linklaters.
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