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Une étude publiée aujourd'hui par l'Irdes (Institut de recherche et documentation en économie de la santé) montre que l'accès direct - sans passer par le conseil du généraliste - a chuté de 20 % pour les psychiatres, de 33 % pour les dermatologues et jusqu'à 58 % pour les ORL, dès la première année d'entrée en vigueur de la réforme. Celle-ci impose un remboursement moins avantageux hors parcours de soins coordonné. Si l'on considère l'ensemble des spécialistes, l'impact de la réforme est cependant limité : 28 % des assurés sont allés les voir sans passer par la « case généraliste » en 2006, contre 32 % avant la réforme. L'accès direct était en effet déjà très rare pour certaines spécialités (radiologie, cardiologie). D'autres (ophtalmologie, gynécologie) ne sont que peu concernées par la réforme. Si l'étude de l'Irdes ne permet pas de savoir si le nombre de consultations de spécialistes a baissé, l'assurance-maladie a observé un recul de 4 % en volume au cours des neuf premiers mois de 2006. Cet effet s'est apparemment estompé par la suite, selon les syndicats de médecins.
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