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Le fabricant de prothèses orthopédiques Aston Medical, trop à l'étroit dans ses actuels locaux stéphanois, va investir 3 millions d'euros dans un bâtiment neuf de 6.000 mètres carrés de surface développée, à Saint-Chamond (Loire). Le transfert sur ce nouveau site vers la fin de 2009 pourrait aussi être l'occasion d'un regroupement avec l'unité que l'entreprise stéphanoise possède à Béthune (Nord), où elle a acheté la société Bianchi en 2000.
Réduction des effectifs
Le durcissement des contraintes réglementaires impose une nouvelle salle blanche et une modification de l'organisation de la production de ce spécialiste des prothèses d'épaule, de coude, de hanche, de genou et de rachis (colonne vertébrale) et de leurs ancillaires, c'est-à-dire des outils, y compris des logiciels, mis à la disposition des chirurgiens qui vont réaliser leur implantation sur les patients.
Confrontée aux coûts élevés de son développement à l'exportation, à la forte hausse du prix de certaines matières premières (chrome, cobalt, titane) qu'elle ne peut pas répercuter, Aston Medical a réduit son effectif d'une dizaine de personnes au printemps. Les actionnaires de cette entreprise de 71 salariés, le fonds d'investissement Turenne Capital et Sofimac Partners, qui détiennent respectivement 53 % et 17 % du capital, ainsi que le président du conseil de surveillance, Michel Colombier (30 %), viennent de procéder à une augmentation de capital de 700.000 euros. « Notamment pour renforcer les fonds propres de l'entreprise, dont le chiffre d'affaires devrait atteindre 11,5 millions d'euros cette année, en hausse de 17 %, avec un objectif de 15 millions, dont près de 20 % à l'exportation, à l'horizon de 2010 », explique ce dernier.
L'évolution constante de la nomenclature des produits remboursés par la branche assurance-maladie de la Sécurité sociale impose des études cliniques que des petites entreprises ne peuvent pas toujours financer seules. Aussi, Aston Medical, qui vient de porter Christophe Alepée à la présidence de son directoire, travaille-t-il de plus en plus en partenariat avec d'autres industriels, au sein du Pôle des technologies médicales de Saint-Etienne, notamment sur le traitement de surface et les nouveaux matériaux.
DENIS MEYNARD
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