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Le réseau de laboratoires d'analyses médicales d'origine française vient de lever 258 millions d'euros sous forme d'augmentation de capital auprès d'investisseurs institutionnels menés par le fonds 3i et ses managers, et encore 420 millions de dette auprès de plusieurs banques. « Nous allons accélérer le rythme de nos acquisitions, explique Eric Souêtre, cofondateur et PDG de Labco. Nous aurons doublé de taille d'ici à la fin de l'année. » Le chiffre d'affaires dépasserait alors les 400 millions d'euros.
Une structure complexe
C'est la plus grosse augmentation de capital réalisée par Labco depuis la création du réseau en 2002. « Elle ne modifie pas fondamentalement la répartition du capital », souligne le dirigeant. Malgré l'apport de fonds de la part des investisseurs institutionnels - 3i, mais aussi CIC Finance, TCR Capital et Natixis Investment Partners -, l'entreprise sera toujours détenue « à 60 % par des professionnels de santé », qu'ils fassent partie du haut management ou qu'ils dirigent l'un des 250 laboratoires du réseau.
Labco a déjà réalisé d'importantes acquisitions en Espagne et en Italie l'an dernier. En France, où elle revendique 2,5 % du marché, l'entreprise continue à fédérer, un par un, les laboratoires de ville. La loi française n'autorise pas les laboratoires d'analyses médicales à se regrouper, et 75 % de leur capital doit appartenir à un biologiste libéral en exercice. Labco a donc constitué un réseau de professionnels indépendants, en achetant à chaque fois 25 % du laboratoire. En contrepartie, les biologistes qui rejoignent le réseau Labco deviennent actionnaires d'un holding de tête qui consolide l'ensemble. Cette structure complexe, compatible avec la réglementation actuelle, a vocation à évoluer lorsque la loi le permettra. Ce qui devait être le cas à l'automne, comme le gouvernement s'y est engagé auprès de la Commission européenne (« Les Echos » du 30 avril).
VINCENT COLLEN
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