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Dernières négociations avant les vacances pour la Sécurité sociale et les médecins libéraux, qui ont deux jours pour trouver un accord sur une nouvelle convention nationale. Après trois séances infructueuses, la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM) et les syndicats médicaux se retrouvent aujourd'hui puis demain pour renforcer la maîtrise médicalisée des dépenses, mettre en place un « secteur optionnel » et parvenir à une meilleure répartition géographique des praticiens.
Les syndicats souhaitent aboutir à un accord demain afin d'éviter que le gouvernement n'intervienne sur le dossier de la démographie médicale. C'est sur ce sujet, cependant, que les positions sont les plus proches. « Il faut des mesures incitatives d'un côté et une solidarité professionnelle de médecins de l'autre », souligne Frédéric Van Roekeghem, directeur de l'assurance-maladie. Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), confirme que « tout le monde s'oppose à des mesures «désincitatives» pour les médecins déjà installés dans les zones surdotées ». L'une des solutions proposées consiste à inciter des médecins à effectuer des gardes ou permanences dans des endroits dépourvus de praticiens. « Nous sommes dans une dynamique d'accord sur la logique, reste à s'organiser », estime Martial Olivier-Koehret, président de MG-France (généralistes), qui redoute qu'en l'absence d'accord vendredi, « le gouvernement ne s'empare du dossier et adopte des mesures contraignantes » .
Discussions ardues
Le 13 juin, à Bourges (Cher), Nicolas Sarkozy affirmait vouloir prendre des décisions fortes à défaut d'accord. « La précipitation avec laquelle nous devons trouver un accord contraste avec une longue atonie », remarque Michel Chassang. Celui-ci n'est « pas du tout sûr » qu'un accord global soit conclu demain. De fait, les discussions s'annoncent ardues sur la maîtrise des dépenses, dont la CNAM fait une condition pour accepter le passage de la consultation de 22 à 23 euros en 2009. Mais le milliard d'euros d'économies supplémentaires demandé par le gouvernement à la CNAM accentue la pression sur les négociateurs.
CL. BO.
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