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Une bonne nouvelle pour Sanofi-Aventis, qui craignait de perdre le contrôle de ce fabricant de médicaments génériques présent dans tous les grands pays d'Europe de l'Est.
Le groupe pharmaceutique français a acheté 24,9 % du capital de Zentiva il y a deux ans, devenant son premier actionnaire. En mai dernier, PPF vient troubler le jeu : la firme de Petr Kellner lance alors une OPA sur Zentiva, dont elle a déjà amassé 20 % du capital en Bourse.
Pas de bataille boursière
L'action Zentiva s'est envolée, dépassant les 950 couronnes tchèques proposées par PPF. Les investisseurs attendaient une surenchère de la part de Sanofi, et les faits leur ont donné raison, puisque le groupe français annonçait à son tour une OPA le mois dernier, à 1.050 couronnes, valorisant Zentiva 1,7 milliard d'euros. Pas question pour le champion tricolore de la pharmacie de se laisser souffler le contrôle de sa filiale.
Les investisseurs ont poussé le cours de Zentiva jusqu'à 1.448 couronnes, dans l'espoir d'une nouvelle surenchère. Mais cette fois-ci, ils sont perdants, puisque l'offensive de Sanofi a suffi à faire lâcher prise à Petr Kellner. « PPF n'a pas l'intention d'entrer dans une bataille boursière avec Sanofi-Aventis », a déclaré dans un communiqué le fonds tchèque, qui dit avoir « certains doutes » sur la valeur de Zentiva.
Le retrait de PPF laisse les actionnaires du laboratoire tchèque seuls face à l'offre de Sanofi. Apporteront-ils leurs titres au groupe français ? Probablement pas dans l'immédiat, car le prix proposé par Sanofi est inférieur de quelques couronnes au cours actuel, même après un recul de plus de 5 % hier. L'OPA du numéro quatre mondial de la pharmacie est ouverte jusqu'au 19 septembre.
Sanofi entend toujours « obtenir le contrôle » de Zentiva, a expliqué un porte-parole de la firme française, hier. Il compte ainsi renforcer sa présence en Europe centrale, en Russie et en Turquie, où Zentiva est présent, des pays où le marché pharmaceutique est en pleine croissance. L'acquisition de cette société tchèque lui donnera aussi « accès à un outil de production compétitif indispensable pour servir ces marchés », explique le groupe.
V. C.
Tous droits réservés (2008) LES ECHOS
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