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L'Institut Pasteur de Lille (IPL) vient d'obtenir la licence exclusive pour la France et les pays européens sur le brevet de la société norvégienne GenPoint (filiale de la société norvégienne de biotechnologie NorDiag, basée à Oslo) concernant les technologies EMA (Ethidium Mono Azide) de détection, en quelques heures, des micro-organismes vivants dans l'eau, les boues et l'environnement et notamment le germe de la légionelle. « Le grand intérêt de cette technologie biomoléculaire, c'est qu'elle identifie les légionelles encore vivantes et surtout permet de faire un diagnostic très rapide, en quatre heures », explique Philippe Amouyel directeur général d'IPL. « Cela renforce encore notre compétence et notre savoir-faire dans le cadre du traitement des eaux et environnement, notre volonté étant d'être à la pointe des nouvelles analyses et recherches », ajoute celui qui s'était fixé l'objectif, dès son arrivée en 2002, de faire d'IPL un des leaders en France et en Europe dans la bio-analyse (analyse des eaux et environnement).
Croissance externe
C'est dans ce but qu'IPL a multiplié les acquisitions externes rachetant d'abord les laboratoires Bouisson-Bertrand situés à Montpellier et Nîmes, puis l'activité laboratoires d'analyses d'IRH à Nancy, Guigues basé à Aix-en-Provence, avant de prendre en charge la délégation de service public du laboratoire central d'analyses de Moselle, le laboratoire départemental d'analyses de l'Allier, et plus récemment le contrôle du Centre de Génie Industriel (CGI) de Lorient. IPL totalise aujourd'hui 12 laboratoires en France et 1.200 salariés dont 900 dédiés aux analyses et expertises.
Et après avoir acquis la technologie de GenPoint, l'Institut Pasteur s'apprête à acheter prochainement une PME spécialisée dans les technologies biomoléculaires d'analyses de légionelles. Il aura désormais une capacité de traitement de 10.000 échantillons par an. « Nous renforçons notre position dans ce domaine avec un avantage concurrentiel intéressant », se félicite Philippe Amouyel.
C'est l'IPL qui avait pratiqué presque toutes les analyses lors de l'épidémie de légionellose qui avait eu lieu entre novembre 2003 et janvier 2004 dans le secteur de Harnes, près de Lens, touchant 86 personnes dont 18 sont décédées.
NICOLE BUYSE
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