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Quand, neuf ans plus tard, la filiale née de ce rapprochement, Fresenius Medical Care, rééditait l'exploit en achetant l'un de ses principaux concurrents, les investisseurs avaient à nouveau applaudi par une progression de son titre de près de 6 % en deux jours. Hier, l'annonce d'une des plus importantes croissances externes de l'histoire du groupe familial - l'acquisition, aux Etats-Unis, d'un fabricant de traitements intraveineux génériques pour 4,6 milliards de dollars, dettes incluses - a suffi à mettre l'action Fresenius sous perfusion en la ponctionnant de plus de 500 millions d'euros de capitalisation boursière. La faute à pas-de-veine, car l'opération lancée par Fresenius promet d'être aussi transformatrice pour son activité de médicament par injection que ne l'avait été la transaction de 1996. Sa filiale Kabi mettra le pied sur le territoire américain en avalant le seul fabricant à être passé entre les gouttes du scandale de l'héparine chinoise et qui affiche une rentabilité double de la sienne. Cela vaut bien une généreuse prime de 29 %.
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