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Le groupe Servier va poursuivre le renforcement de son outil de développement et de production de principes actifs de médicaments en investissant 80 millions d'euros d'ici à 2011 dans les deux usines de sa filiale Oril à Bolbec, près du Havre. Les sommes annoncées seront consacrées principalement à la construction de deux nouvelles unités, l'une spécialisée dans la logistique et l'autre dans la production de principes actifs. La première servira au conditionnement des principes actifs en conteneurs, « big bags » et fûts avant leur expédition dans l'une des huit usines de fabrication de médicaments du groupe, en France ou à l'étranger. La seconde sera conçue pour la fabrication de plusieurs principes actifs dont l'ivabraside, une molécule récente utilisée pour le traitement de l'angine de poitrine. « A ces deux nouvelles unités s'ajoutent des investissements courants de modernisation pour maintenir notre outil à son niveau et anticiper les futures normes de fabrication », précise Alain Renaud, directeur d'Oril.
Ces nouveaux investissements s'ajoutent à un programme de 150 millions engagés au cours des cinq dernières années dans ces deux usines qui assurent 98 % de la production des principes actifs de Servier. Ces sommes ont permis la mise en production de trois nouvelles molécules : l'ivabraside, le ranélate de strontium contre l'ostéoporose et l'agomélatine utilisée dans le traitement des dépressions et qui est commercialisée en Russie et en Ukraine mais pas encore en France.
Des effectifs pour la recherche
Les capacités de production de ces usines sont passées de 1.000 tonnes en 2000 à plus de 2.000 tonnes en 2008 et le nombre des principes actifs de 18 à 23. Ces investissements ont eu un impact très favorable sur l'emploi avec des effectifs qui sont passés de 600 salariés en 2000 à 800 aujourd'hui, dont 160 se consacrent à la recherche industrielle.
Servier a commencé ses activités à Bolbec en 1960 dans une ancienne usine d'impression sur tissus.
En 1992, pour désengorger ce site parvenu à saturation, le laboratoire a construit une deuxième usine à moins de 1 kilomètre. La première usine est constamment modernisée et ses installations obsolètes sont remplacées tandis que la seconde accueille les nouvelles unités nécessitant de l'espace pour la fabrication des séries les plus importantes.
DOMINIQUE AUBIN
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