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Current entry  La Générale de Santé bataille pour contrôler le CHPL
Les dirigeants de l'établissement stéphanois, qui vient de se désendetter en vendant ses murs, dénoncent une « tentative brutale de prise de contrôle, à bon compte »...30/06/08


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A Saint-Etienne, un bras de fer oppose le Centre Hospitalier Privé de la Loire (CHPL), un des principaux établissements privés de santé de Rhône-Alpes avec 290 lits et places, à la Générale de Santé, son actionnaire minoritaire (14 %) depuis une vingtaine d'années. Le géant européen, détenu par l'homme d'affaires italien Antonino Ligresti, vient de lancer un ultimatum en proposant le rachat des titres, d'ici au 4 juillet, sur une base de 8 euros, « soit la moitié de leur valeur nominale » , souligne Jean-Loup Durousset, le directeur général de l'établissement, par ailleurs président de la FHP (Fédération de l'hospitalisation privée).  

« L'objectif affiché par la Générale de Santé est de détenir au moins 67 % des actions, en déboursant seulement 1,6 million d'euros » pour cet établissement, explique Yves Perraud, le médecin qui le préside. Confrontés à un endettement élevé contracté pour financer les locaux neufs dans lesquels ils sont installés depuis 2005, les dirigeants ont récemment procédé à la vente des murs, pour 41,5 millions d'euros, à la société Acaval, constituée par Sofival et Acapace.

 

« Un beau potentiel » 

« Voici un an, nous avons connu des difficultés, notamment du fait de l'accident d'un de nos chirurgiens et du décès brutal d'un autre, explique Yves Perraud , la Générale de Santé ne nous a alors pas fait d'offre. (...) Depuis, elle a tenté de s'opposer à la vente des murs, alors qu'elle a cédé, l'an dernier, ceux de 28 de ses cliniques pour 429 millions d'euros, puis elle a demandé la désignation d'un mandataire ad hoc par le tribunal de commerce de Saint-Etienne, qui l'a déboutée sur le fond et sur la forme » , ajoute le PDG. « Elle a aussi écrit aux actionnaires (...) promettant de sortir du capital si les murs étaient vendus... Maintenant que nous préparons une augmentation de capital de 2 à 3 millions d'euros avec des investisseurs financiers, elle continue à faire pression pour s'emparer tout de suite du gâteau » , poursuit-il.  

Au-delà des mauvais résultats de l'an dernier (une perte de 1,4 million d'euros sur un chiffre d'affaires de 34,2 millions), Gérard Benedetti, porte-parole de la Générale de Santé, invoque, quant à lui, une « mauvaise gestion » , une « dynamique d'image qui n'est pas positive » et « l'insuffisance du projet médical de cet établissement, qui a un beau potentiel » . Interrogé sur la réaction du groupe en cas d'échec de la tentative de prise de contrôle, il répond que cette hypothèse n'a pas été envisagée.

 

DENIS MEYNARD

Tous droits réservés (2008) LES ECHOS

Source
Les Echos
Date de publication
30/06/08
 Thèmes
  Hôpital

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