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Il s'agit de regrouper des agences jugées trop nombreuses, afin d'élargir leurs compétences et donc d'accroître leur productivité et leur force de frappe (« Les Echos » du 2 avril). La principale agence qui devrait en faire les frais est la dernière créée : l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale et du travail (Afsset) devrait être intégrée au sein de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).
Taille critique
Leurs domaines d'expertise respectifs sont jugés assez proches, et, surtout, l'Afsset n'a pas la taille critique depuis sa création. Manquant de moyens propres, l'agence confie de nombreux travaux à des opérateurs extérieurs, ce qui nuit à sa réactivité. La directrice de l'Afsset, Michèle Froment-Védrine, dont le mandat arrive à échéance demain, estime que le gouvernement « peut changer le périmètre des agences, mais il ne doit pas casser la dynamique actuelle » . Et de poursuivre : « Le problème ne vient pas tant de l'Afsset que la dispersion actuelle des organismes d'expertise sur l'environnement et la santé au travail. »
A l'inverse, selon nos informations, l'exécutif n'envisage pas de « grand soir » des agences sanitaires, qui ramènerait leur nombre de 7 à 3 (comme le préconise le rapport Girard de 2006), cette option suscitant une levée de boucliers. L'Afsset serait, en fait, la seule à disparaître. Il n'est notamment plus question de rapprocher l'Afssa de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Les deux autres entités susceptibles d'un rapprochement seraient l'Agence de biomédecine et l'Etablissement français du sang. Pour le reste, le gouvernement veut faire des économies en rationalisant les fonctions support, sans aller jusqu'à des fusions complètes. Il souhaite également recentrer les missions de l'Institut national du cancer (Inca), qui doublonnent largement avec des travaux menés par d'autres. Le suivi des bonnes pratiques sur les médicaments anticancéreux pourrait ainsi être assuré par l'Afssaps, l'activité épidémiologique du cancer par l'Institut national de veille sanitaire (INVS), etc. « L'Inca doit avoir davantage un rôle de coordonnateur, fixant les grandes lignes de la politique de lutte contre le cancer, plutôt qu'un rôle d'opérateur », souligne un proche du dossier.
ÉTIENNE LEFEBVRE
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