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Une étude clinique a montré qu'une molécule testée pour traiter le glaucome n'était pas vraiment plus efficace qu'un produit déjà commercialisé. L'amélioration n'a été que de 12 %, ce qui n'est « pas statistiquement significatif », a expliqué le laboratoire basé à Sophia-Antipolis, près de Nice. Cette molécule était en développement en partenariat avec l'américain Pfizer depuis quatre ans. Conséquence de cet essai clinique décevant, le numéro un mondial de la pharmacie a décidé de ne pas entamer des essais dits de phase III, sur un nombre plus important de patients. La molécule n'est pas totalement abandonnée cependant, car d'autres essais cliniques sont en cours.
C'est néanmoins « une information clairement défavorable » pour NicOx, observent les analystes de CM-CIC Securities, qui ont abaissé leur objectif de cours sur la valeur de 26 à 21 euros. Gérard Pontonnier, analyste chez Euroland Finance, n'a réduit son objectif que de 2 euros, passant de 23 à 21 euros. « Nous réitérons notre opinion «achat», considérant que ce trou d'air reste une bonne opportunité d'intervention sur le titre », écrit-il.
Ce traitement du glaucome n'était pas le seul produit en développement chez NicOx. La biotech française compte mettre sur le marché au milieu de l'année prochaine un autre médicament, le Naproxcinod, un anti-inflammatoire contre l'arthrose, s'il est approuvé par les autorités sanitaires américaines (« Les Echos » du 4 mars). La direction estime son potentiel commercial à plus de 1 milliard de dollars par an.
V. C.
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