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A peine a-t-il compensé la perte d'une exclusivité qu'une autre se profile. La concurrence a fait chuter les ventes de son somnifère vedette Ambien de 65 % au premier trimestre et a réduit les performances de l'anticancéreux Eloxatine. Le résultat opérationnel du quatrième pharmacien mondial a ainsi reculé de 7,2 % malgré la hausse de 20 % des ventes de l'antithrombotique Lovenox et de l'anticoagulant Plavix. Or le géant suisse Novartis et son associé Momenta préparent une version générique du Lovenox qui pourrait sortir l'an prochain, tandis que le Plavix pourra être concurrencé dans trois ans. Sanofi-Aventis est donc condamné à découvrir sans arrêt de nouveaux « blockbusters » pour simplement maintenir ses performances. De ce point de vue, les tests de l'antidépresseur Saredutant, qui n'a guère fait mieux que le placebo, ne sont guère encourageants. De plus, si le renouvellement des « blockbusters » est nécessaire, il n'est pas suffisant. Avec un tiers de son chiffre d'affaires réalisé aux Etats-Unis, le champion européen est aussi pénalisé par la chute du dollar. Malgré une bonne maîtrise des coûts, la croissance des profits relève donc de l'exploit. La capitalisation modeste des résultats reflète le scepticisme des investisseurs. Et le calvaire des actionnaires, dont le titre affiche une baisse de 27 % en un an et sous-performe le CAC 40 de 77 % sur cinq ans.
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